Nom scientifique : Parus montanus |
Appelée aussi mésange des saules et mésange alpestre, la mésange boréale n'a été découverte dans nos régions qu'au milieu du siècle et reste toujours une des variétés les moins connues. Elle est parfois confondue avec la mésange nonnette, car la mésange boréale lui ressemble fortement. En l'observant de plus près, elle a un aspect plus trapu, dû en partie à sa tête plus grande et à son cou plus épais. Elle paraît également plus colorée que la mésange nonnette, avec une bande alaire blanche et un soupçon de rose sur les flancs. La bavette noire, plus mate, est de couleur suie terne. Cette bavette est également plus grande que celle de la mésange nonnette. Mais cela reste difficile à voir, sauf en pleine lumière. Le meilleur moyen de distinguer la mésange nonnette et la mésange boréale est d'écouter leurs cris et leurs chants.
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Ces dernières années, la population de mésanges boréales a connu une forte baisse, probablement causée par la disparition de ses habitats humides et boisés. Elle reste absente de la plupart des lieux de reproduction.
La mésange boréale s'aventure rarement dans les jardins, car elle évite généralement la compagnie des humains. Elle ne rend à la mangeoire que lorsque celle-ci est placée à proximité d'un bois ; dans certaines régions (alpestres surtout), elle supplante en nombre la mésange nonnette.
Comme la mésange nonnette, cet oiseau est surtout présent en Europe septentrionale où sa distribution est assez aléatoire car elle est souvent absente d'habitats qui devraient lui convenir. La mésange des saules se rencontre parfois dans des biotopes humides où poussent des aulnes, elle fréquente également les clairières, les bois et les fourrés de feuillus ; elle apprécie le bois vermoulu qui lui permet de creuser facilement son nid. La mésange alpestre est également répandue dans les forêts de conifères et mixtes en montagne jusqu'à la limite supérieure.
La sous-espèce alpestre (P. montanus montanus) est présente dans la région alpine; la sous-espèce des saules (P. montanus atricapillus) est largement répandue en Belgique et dans le nord-est de la France.
Période de nidification : Fin avril à juillet.
Nombre de couvaisons : Probablement une seule couvée.
Nombre d'œufs : 8 à 9 œufs blancs tachetés de roux.
Incubation : 13 à 15 jours (femelle).
Nid : La mésange boréale creuse une loge d'incubation dans le bois tendre pourri - généralement bouleaux, saules, aulnes ou sureaux. Son nid est fait d'un coussin de duvet mêlé de fibres ligneuses et de plumes.
Type de nichoir : comme pour la mésange bleue, mais difficile à attirer. Tapissez le nichoir d'une poignée de sciure ou de copeaux de polystyrène, de sorte que la mésange boréale puisse y aménager une cavité. Une méthode plus efficace consiste à attacher à un arbre une bûche de bouleau argenté ou d'aulne de 125 ou 150 mm de diamètre et de 1,8 mètre de long, en laissant aux oiseaux le soin d'achever la tâche. Tapissez le sommet d'une feuille de polyéthylène pour le rendre étanche. Il semble que la seule présence d'un arbre pourrissant, qu'ils pourront évider, les incite à nicher dans les lieux d'hivernage. Niche généralement à une hauteur de 600 mm à 1, 5 mètres, en moyenne 900 mm. Placez la bûche à la hauteur adéquate. Le bouleau l'emporte largement sur l'aulne et le sureau.
Envol : 17 à 19 jours.
Emancipation : 8 à 14 jours après.
Taux de survie : %
Sédentaire.
Le chant du mâle s'entend dès la fin février.
Toute l'année des insectes, mais, tout comme la mésange nonnette, elle va élargir son régime en hiver pour y introduire des graines et des baies.
Visite les mangeoires où elle apprécie les cacahuètes, les graines de chanvre et de tournesol.
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