La barbarie de la corrida

Pastel original Thierry Hély                           FLAC



Montage pour la conférence du 3 mars 2012 par jeromelescure 



Ne donnez pas votre argent pour aller voir une tromperie

Pour faire oublier le sadisme, on le pare d'habits de lumière sur fond musical. Mais le match est truqué. Cornes afeitées (sciées), drogues, coups de sacs de sable, purgatifs ?

Fraudes mineures : l'âge des animaux par exemple ; souvent plus jeunes que ce qui est annoncé.



 

La bête c'est lui


Scandales majeurs: l'afeitado, nom désignant le raccourcissement des cornes et le maquillage de cette opération très douloureuse : bien que les cornes soient innervées comme des dents, on les retaille en pointe. C'est une des tricheries les plus fréquentes : au moins 50 % voire 96 % des taureaux dans certaines arènes. Malgré des cachets pouvant dépasser 400 000 F, les toreros préfèrent affronter un adversaire aux armes diminuées… qui perd ses repères visuels principaux peu de temps avant le combat, sans pouvoir se réadapter! Des puristes en faveur de la corrida dénoncent eux-mêmes ce lamentable état de fait, comme dans la revue taurine Tendido - décembre 1996.

Un spécialiste, président de l'ordre des vétérinaires espagnol a également dénoncé les coups de sacs de sable utilisé pou "écraser la colonne vertébrale quelques heures à peine avant la corrida".

Dans la revue Toros en 1991, Paco Tolosa commente l'utilisation de purgatifs, autre technique pour diminuer l'animal : "longtemps la corrida a eu pour objet de montrer un taureau sauvage et de le faire combattre par un homme. Aujourd'hui, elle tendrait à mettre en vedette un homme et lui faire combattre une apparence de taureau".


Taureaux affaiblis, taureaux malades

S'ajoutant aux tromperies "dans l'ombre", d'autres techniques sont systématiquement employées, - au grand jour - pour rendre te taureau beaucoup, moins dangereux qu'il n'y paraît : les coups de pique et de banderilles, pour l'effet visuel et, surtout, pour l'affaiblir. Perte de sang et destruction d'une partie des tendons du cou, qui lui permettent de relever la tête : l'animal est sans défense, et c'est fait pour !



Document Internet

De plus, fréquemment, les taureaux tombent ; ces chutes ont de nombreuses raisons dont l'alimentation inadaptée et les maladies. En 1995, à Nîmes, 48 % des taureaux combattus se sont avérés malades à l'examen des carcasses: lésions du foie, tuberculoses, néphrites aiguës, péritonites, pleurésies…

À la suite d'une enquête détaillée, l'écrivain taurin Françoise Bourdin avait conclu : "Les taureaux ne tombent pas, ils s'écroulent."

 

Les arguments des aficionados

Mourir dans l'arène est le plus beau sort que puisse le taureau. Mieux vaut que, ce soit noblement et qu'anonymement, dans un abattoir

Lé taureau ne souhaite certainement pas une mort par torture à l'âge de 3 à 6 ans alors qu'il vivrait normalement une vingtaine d'années. Les sentiments de prétendue noblesse et d'orgueil lui sont étrangers.

Un animal, quel qu'il soit, l'homme y compris, ne veut ni ne cherche, son propre trépas, "glorieux" ou non. Le torero cherche à éviter tous les risques et à gagner toujours plus,

Photographie One Voice

 

Le torero est l'égal de l'animal devant la mort

Pas, dans les statistiques : un torero tué pour 33000 taureaux. De plus, la mère d'un taureau "meurtrier" est également abattue, de peur qu'elle n'engendre un autre "tueur". L'homme, lui, s'est maintes fois entraîné. Pour mieux planter l'épée, certains fréquentent même discrètement les abattoirs. Le taureau est systématiquement tué (même dans les corridas portugaises, mais hypocritement, après le spectacle 1) car il comprend les passes au bout de 15 minutes ; il ne pourrait donc pas "resservir". L'inégalité existe fondamentalement dans l'idée même de combat. L'homme le demande et a des amis qui l'organisent, recherchant l'argent et une gloriole malsaine. L'animal aurait tendance à le fuir. Quand l'un impose le combat à l'autre, comment parier d'égalité ?


Les taureaux sont faits pour le combat. Ils l'aiment et le recherchent

Scandaleusement faux ! S'il est naturellement irascible, surtout pour défendre des femelles, le prétendu taureau de combat n'existe que par le mauvais vouloir de l'homme, opérant par sélection. Les veaux, nombreux, qui manquent d'ardeur sont envoyés à l'abattoir. Pour faire le spectacle, les picadors sont chargés d'exciter les taureaux trop placides. À ce moment-là, qui pourrait leur reprocher une agressivité "fabriquée" par les humains ? Qui veut vraiment le sang de l'autre ?



Photographie One Voice

Ce que vous pouvez faire

Avant que l'épée du matador ne tue le taureau, c'est la curiosité qui le condamne. C'est votre curiosité – donc votre argent – qui fait perdurer les corridas. Pour mettre fin à cette barbarie que l'on veut passer pour un art et une tradition, nous vous demandons de ne pas aller voir ce spectacle de mort. Pas même une seule fois.

Nous vous demandons aussi de ne pas passer ou séjourner dans les villes organisatrices de corridas, de ne pas entrer dans les boutiques qui font la publicité en faveur des corridas: Et bien sûr, de ne pas manger de viande de taureau car peut-être vous ne le saviez pas, leurs cadavres sont tous revendus pour une consommation "légale" en boucherie, autre façon de rentabiliser le spectacle.

Amis touristes, si vous aimez sincèrement les animaux, vous pouvez nous 'aider à faire la différence en leur faveur. Nous sommes heureux et fiers que vous visitiez, le midi de: la France, superbe région où il fait bon vivre. Mais: n'aidez pas cette très petite minorité de Français qui souille si atrocement notre sol. Au nom de la vie, merci.

Textes : One Voice


Diaporamas
 
La corrida







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